Sony RX1R II : dites oui au viseur pop-up, non au capteur 42 Mpx
Lorsque Sony avait, en 2012, présenté le RX1, le tout premier compact à capteur 24 x 36 mm, prouvant par la même occasion que l'impossible était bien possible, cela avait fait grand bruit. Bien des testeurs, à travers le monde, ont chanté ses louanges et beaucoup sont allés (+) jusqu'à le classer parmi les meilleurs APN de l'année malgré ses nombreuses lacunes. C'était la belle époque, les jours heureux où Sony, conquérant, pouvait faire la nique à tous les autres constructeurs. En 2015, la situation a bien changé. Le Leica Q (Typ 116) est venu semer la zizanie dans les rangs et a placé la barre très haut. Avec son RX1R II, enfin pourvu d'un viseur, Sony compte bien s'imposer comme la référence du genre... ou pas ! De prime abord, le RX1R II ne semble pas en rupture avec les RX1 et RX1R de première génération. Le travail d'intégration est tel que le nouveau viseur Oled escamotable de 2,4 millions de points passe quasiment inaperçu. L'écran orientable de 1 200 000 points demeure. Encore mieux masqué, le monstre qui anime la bête : si les premiers RX1 empruntaient leur imageur à l'Alpha 99, vaisseau amiral de l'époque, le RX1R II fait allégeance à l'hybride Alpha 7R II et hérite de son BSI CMOS 24x36 mm de 42 Mpx. Parce qu'ils sont comme ça chez Sony, ils n'ont peur de rien... même si leurs délires technologiques leur font parfois oublier toute notion du bon sens. Sony sait faire de beaux objets. Si vous aviez encore quelques doutes, il suffit de mettre la main sur un RX1R II pour les balayer d'un soupçon de magnésium, fièrement estampillé "Made in Japan". Comme ses aînés, le Mark II est compact, parfaitement fini, dense. Très dense. C'est que le verre de l'objectif Zeiss pèse lourd et qu'il faut bien caser quelque part le viseur et la charnière de l'écran (orientable à 90° vers le haut, 45° vers le bas). Au sujet du viseur, soulignons qu'il se contente d'une seule pression sur la touche Finder pour se déployer complètement et qu'il suffit d'appuyer dessus pour qu'il rentre en un seul mouvement. Oui, Sony a découvert les bienfaits du ressort et du biseau, épargnant aux utilisateurs de RX1R II la triple manipulation imposée à ceux qui ont opté pour les RX100 III, RX100 IV, HX90 et HX90V ! Notons, au passage, que rentrer le viseur n'éteint plus directement l'appareil, contrairement à ce qui arrive par défaut sur les boîtiers précédemment cités. Continuons sur les points positifs : avec une définition...